Le REPI accueille ses nouveaux chercheurs

Retour aux actualités
Image par Gerd Altmann de Pixabay

Dix nouveaux chercheurs rejoignent le REPI : Pauline Adam (Aspirante F.R.S.-FNRS), Eléonore De Decker (Aspirante F.R.S.-FNRS), Marie Kuntzler (Aspirante F.R.S.-FNRS), Léa Lemaire (IF@ULB), Anissa Maâ (Chargée de recherche FNRS), Van Lindsay (Aspirant F.R.S.-FNRS), Samuel Longuet (PDR ULB), Maryliz Racine (CRSH-Canada), Marie Ruyffelaere (Doctorante Seed Money (MSH-ULB)) et Tania Toungouz Nevessignsky (Aspirante F.R.S.-FNRS). 

Pauline ADAM, Aspirante F.R.S.-FNRS

Promoteur : Julien Jeandesboz

Pauline Adam réalise une thèse sur les chiffres de la migration irrégulière sous la supervision de Julien Jeandesboz (ULB, REPI) et d'Emmanuel Didier (CNRS, Centre Maurice Halbwachs). Ses centres d'intérêts se concentrent sur la sociologie politique de l'international, la socio-histoire de la quantification et la migration. Après un master à Sciences Po Lille, Pauline a suivi un Master 2 de science politique spécialisé en relations internationales à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Avant sa thèse, elle a eu l'occasion de réaliser différents stages au sein d'institutions spécialisées sur les questions d'asile et d'immigration telles que le HCR, le Ministère de l'intérieur français et El Sistema Greece (ONG).

Titre de thèse : Les instruments de quantification de la migration irrégulière à l’échelle de l’Union européenne : entre « coalitions calculatoires » et usages dans la gouvernance des migrations

Eléonore DE DECKER, Aspirante F.R.S.-FNRS

Promoteurs : Christian Olsson et Valérie Amiraux

Eléonore est doctorante en cotutelle entre l’Université libre de Bruxelles (Sciences Politiques, REPI) et l’Université de Montréal (Sociologie, CERIUM). Ses domaines de recherches sont les radicalismes, la polarisation, les processus d’engagement extrême, l’action collective  transnationale, domaines notamment travaillés au sein de sa mission d’analyste au BeFUS (Belgian Forum for Urban Security). Son parcours académique réalisé à l’ULB est interdisciplinaire et se compose d’un bachelier en communication, d’un master en criminologie et d’un master de spécialisation en sociologie et anthropologie. Cette interdisciplinarité permet d’analyser avec complexité les problématiques liées à la sécurité, en articulant les bienfaits de chaque discipline. Deux recherches successives ont été réalisées : la première se réfère à l’analyse du facteur religieux au sein du processus de radicalisation à portée violente de type jihadiste (2018, criminologie), la seconde se réfère au processus de socialisation dans l’antispécisme, idéologie radicale se définissant en rupture des mouvements de défense animale (2019, sociologie-anthropologie). Ces recherches proposent une analyse approfondie des processus d’engagement au sein de mouvements de natures diverses, un questionnement sur l’importance du facteur idéologique et sur l’éventuel caractère transnational de ces processus d’action collective et d’engagements extrêmes.  

Titre de thèse : Comparer les engagements extrêmes (Belgique-Québec) : écologie radicale et mouvement pro-vie

Marie KUNTZLER, Aspirante F.R.S.-FNRS

Promoteur : Christophe Wasinski

Marie Küntzler a effectué des études de bachelier en sciences politiques à l’Université de Hambourg en Allemagne, puis un master en Relations internationales à l’Université libre de Bruxelles. Elle est également diplômée d’une agrégation d’enseignement secondaire supérieur en sciences politiques et sociales par l’ULB. Depuis ses études de bachelier, elle s’intéresse aux questions d’armement et de guerre. Elle a travaillé plus particulièrement sur la représentation de la guerre et des forces armées dans le cadre de son mémoire de master, intitulé « La représentation de la guerre et de ses acteurs dans la culture populaire. Analyse de documentaires de journalisme embarqué à l’exemple de la guerre d’Afghanistan ». Les pratiques représentationnelles des forces armées sont également le sujet de sa thèse de doctorat qui explore les pratiques publicitaires et les tactiques de recrutement de l’armée allemande.

Titre de thèse : "L‘influence des pratiques représentationnelles de l’armée allemande sur son identité dans le contexte du passage vers une force volontaire"

Léa LEMAIRE, Postdoctorante IF@ULB (Marie Skłodowska-Curie actions (H2020))

Promoteur : Julien Jeandesboz

Léa Lemaire est docteure en science politique. Ses activités de recherche et d’enseignement se situent au croisement de la sociologie politique de l’international et des études migratoires Ses travaux portent sur le gouvernement des exilés en Europe et au-delà et ont notamment été publiés dans les revues Journal of Immigrant and Refugee studies, Journal of Borderland Studies et Champ pénal. Auparavant, elle a travaillé en tant chercheuse postdoctorale à l’Université du Luxembourg où elle était chargée du projet de recherche REFUGOV sur l’accueil des réfugiés au Luxembourg et Jordanie. Elle sera postdoctorante COFUND Marie Curie – ULB au REPI à partir du 1er octobre 2021. Le projet de recherche qu’elle développera, MISMA (Migration Policies in Small States: a Critical Study of Relocation in Malta and Luxembourg), examinera la relocalisation des personnes migrantes dans l’Union européenne (UE) à partir des cas de Malte et Luxembourg. 

Van LINDSAY, Aspirant F.R.S.-FNRS

Promotrices : Isaline Bergamaschi et Elisa Lopez Lucia

Diplômé en droit de l’Université d’Auckland, Van a été ensuite admis au barreau en Nouvelle-Zélande en 2017. Il a obtenu un master en relations internationales à finalité de sécurité, paix et conflits à ULB. Ses centres d’intérêt tournent autour des politiques de développement – notamment de l’UE, le genre, les denrées agricoles et l’ambivalence de la volonté de « faire le bien ». En 2020, il a obtenu une bourse Mini-ARC (ULB) d'un an pour commencer ses études doctorales au REPI.

Titre de thèse : "Women, coffee and European development policy : Normative power Europe and its market underpinning"

Samuel LONGUET, Postdoctorant (PDR ULB)

Promoteur : Christophe Wasinski

Samuel Longuet est post-doctorant au REPI et accompagne Christophe Wasinski dans ses recherches sur le projet « Accepting Mortality », visant à étudier les justifications juridiques des morts civiles dans les opérations militaires antiterroristes contemporaines. Il a défendu sa thèse en septembre 2021, intitulée « Survoler, surveiller et détruire : les drones MALE dans les discours britanniques et français ».

Anissa MA (Chargée de recherche FNRS)

Promoteur : Julien Jeandezboz

Anissa Maâ est actuellement Chargée de recherche F.R.S.-FNRS et chercheuse postdoctorante de la Fondation Wiener-Anspach au Oxford Department of International Development, University of Oxford. Docteure en Sciences Politiques et Sociales de l'Université libre de Bruxelles (ULB), elle mène des recherches au croisement de la science politique de l'international et de la socio-anthropologie des migrations, et s'appuie sur des terrains ethnographiques conduits en Afrique du Nord et de l'Ouest. Dans sa thèse de doctorat, Anissa Maâ a étudié la mise en œuvre quotidienne des programmes de retour volontaire menés par l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) depuis le Maroc, à partir des pratiques des intermédiaires locaux de l'OIM et des migrants se préparant au retour. Anissa Maâ finalise actuellement un livre issu de sa thèse à paraître en 2021 (Éditions de l'Université de Bruxelles) et engage des recherches postdoctorales sur le rôle des migrants de retour (ou "retournés") dans la mise en œuvre du contrôle migratoire au Sénégal et au Mali. Anissa Maâ est rattachée au Group for research on Ethnic Relations, Migration and Equality (GERME, ULB) et au centre de Recherches et Etudes en Politique Internationale (REPI, ULB). Elle est également affiliée au Laboratoire Mixte International de recherche "Mobilités, Voyages, Innovations et Dynamiques dans les Afriques méditerranéenne et subsaharienne (MOVIDA, IRD) et à l'Institut Convergences Migrations (ICM). Elle est l'auteure de plusieurs articles publiés dans des revues internationales à comité de lecture (voir son profil ORCID: https://orcid.org/0000-0002-2286-9212).

Maryliz RACINE, Postdoctorante CRSH (Canada)

Promotrice : Véronique Dimier

Maryliz Racine est chercheure postdoctorale financée par le Conseil de recherche en Sciences humaines (CRSH) du Canada pour une durée de deux ans, sous la supervision de la professeure Véronique Dimier. L’objectif principal du projet de recherche est de documenter et analyser les moyens pris par la France à l’ONU pour conserver un lien politique et économique avec ses anciennes colonies au cours des années 1960 et notamment au sein du Programme élargi d’assistance technique. Cela permettra d’explorer les éléments de continuité et de rupture entre les programmes de modernisation économique de la Quatrième République (1946-1958) et les actions diplomatiques posées par les représentants français à l’ONU.

Maryliz a obtenu plusieurs bourses de recherche, dont la bourse de recherche au doctorat du Fonds de recherche du Québec – Société et Culture (FRQSC) décernée aux projets doctoraux prometteurs en sciences humaines au Québec.

Marie RUYFFELAERE, Doctorante Seed Money (MSH-ULB) 

Promotrice : Jihane Sfeir

Marie Ruyffelaere est doctorante en sciences politiques (REPI/OMAM/IEE), diplômée d’un master en Sciences de la population et du développement à l'ULB. Sa recherche porte sur les relations euro-égyptiennes postrévolutionnaires et les enjeux qui les caractérisent. 

Titre (provisoire) de thèse : "La stratégie européenne de sécurisation en Méditerranée. Les politiques de l'Union européenne en Egypte postrévolutionnaire" 

Tania TOUNGOUZ NEVESSIGNSKY, Aspirante F.R.S.-FNRS

Promotrice : Isaline Bergamaschi

Tania Toungouz Névessignsky est titulaire d’un master en Relations internationales et d’un bachelier en sciences politiques, tous deux réalisés à l’ULB. Elle a également effectué un Erasmus à l’Université de Sussex en Angleterre (Global studies). Son parcours académique a été guidé par son intérêt pour les relations entre ex-métropoles et ex- colonies africaines, l’économie politique internationale ainsi que l’action sociale. 
 
C’est dans cette lignée et dans la continuité des pistes de réflexion ouverte par son mémoire qu’elle débute désormais une thèse qui explore les liens entre l’internationalisation des mouvements sociaux et les formes de la critique en Afrique et dans la diaspora, à travers une étude des mobilisations contre le franc CFA. Son projet visera à éclairer les divers canaux de l’internationalisation et ses effets sur la mobilisation elle-même d’une part ; aussi bien que les trajectoires proprement nationales qu’elle épouse en divers sites d’énonciation de la critique de l’autre, sur le continent à travers une étude comparée du Sénégal, du Mali et de la Côte d’Ivoire ainsi que dans la diaspora en France.

Titre de thèse : "Internationalisation et imbrications d’échelles dans les mouvements sociaux : le cas des mobilisations contre le franc CFA en Afrique et dans la diaspora"

Tags