Tania TOUNGOUZ NEVESSIGNSKY

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Aspirante FNRS

Localisation
Institut d'études européennes (bureau R41.1.306)
Avenue Franklin Roosevelt, 39
1050 Bruxelles
Belgique

 

Adresse postale
Université libre de Bruxelles
Avenue Franklin Roosevelt, 50 - CP 172/01
1050 Bruxelles
Belgique

+ 32 (0) 2 650 40 43
CV
  • 2021-2022: Doctorante (ULB, REPI)
     
  • 2018-2020: Master en Relations Internationales (ULB) à finalité mondialisation et politiques publiques 

    Mémoire : "Une mobilisation africaine contre un outil de la Françafrique ? Rôle et effets de l'international dans les mouvements sociaux à l'oeuvre contre le franc CFA"
    Lauréate du prix Henri La Fontaine

    Autres travaux réalisés: 
    "EU-Africa interregionalism, a developing tool or the perpetuation of a colonial-like dependency ?"
    "La place Lumumba comme illustration d’un conflit mémoriel en Belgique autour de la (dé)colonisation du Congo"
    "L’intégration du genre dans la coopération au développement belge. Analyse de la coopération bilatérale belge et de l’activité de plaidoyer des ONG du secteur"
     
  • 2017: Erasmus à l'Université de Sussex - colonialism and after, gender and global politics, international relations
     
  • 2015-2018: Bachelier en sciences politiques (ULB)
Domaines d'intérêt
  • Sociologie politique de l'international, approches critiques
  • Economie politique internationale
  • Relations Afrique - France, Afrique - UE
  • Relations ex-métropoles / ex-colonies
  • Action sociale
  • Migrations, diasporas
  • Genre et Relations Internationales
Présentation des recherches

Titre provisoire du projet de thèse : internationalisation et imbrication d'échelles dans les mouvements sociaux : le cas des mobilisations contre la France postcoloniale, en Afrique et dans la diaspora.

Description du projet : 

Ce projet de recherche explore les liens entre l’internationalisation des mouvements sociaux et les formes de la critique en Afrique et dans la diaspora, à travers une étude des mobilisations contre la France postcoloniale. Si les points focaux de ces dernières divergent selon les contextes et acteurs, notre étude met en lumière des mouvements et acteurs rassemblés derrière une bannière anticoloniale commune, connectés, attaquant différentes faces d’une même pièce; un même système à travers différents angles privilégiés. Ce projet vise à éclairer les aspects transnationaux de ces mobilisations : circulations, diffusion, alliances et tensions, discours et références communes, aussi bien que leur déclinaisons locales : variations dans le cadrage, la cause, la formes des critiques et les répertoires d’action. Il entend dévoiler les divers canaux de l’internationalisation et ses effets sur les mobilisations elles-mêmes d’une part ; ainsi que les trajectoires proprement nationales épousées sur trois sites de l’autre. Pour ce faire, il se fonde sur une analyse comparée du Sénégal, au cœur des mobilisations contre le franc CFA et la présence économique française en Afrique plus largement, et du Mali, comme épicentre des mobilisations contre les interventions militaires françaises. En parallèle, le projet analyse la trajectoire particulière en France sous l’action de collectifs de sans-papiers et d’organisations de la diaspora qui cadre leur opposition à la France postcoloniale à travers une dénonciation du racisme structurel et des politiques anti- migratoires qu’ils lient explicitement à l’impérialisme passé comme présent de la France en Afrique, décrivent comme continuité de l’esclavage et de la colonisation. Plutôt que de façon séparée, les ressorts de l’internationalisation des mobilisations y seront étudiées par l’imbrication des différentes échelle : Ouest-Africaines et internationale.

 

Les chevauchements et divergences dans les critiques et mobilisations, soulignés par notre étude font écho à des divergences de longues dates de visions et branches du panafricanisme. Ce projet ne décrit pas une « internationale » contre le postcolonialisme français, mais démontre plutôt une galaxie activiste, avec des alliances et tensions, qui à travers des circulations et réseaux, rassemble, connecte et reconfigure des causes locales, considérées comme découlant d’un même système asymétrique global. Dès lors, il invite à tracer des lignes de continuité entre les mouvements anticoloniaux historiques, dans leurs aspects transnationaux comme proprement contextuels, et les mobilisations actuelles.